Soft Girl Era : Rejet de la Culture Hustle, Éloge de la Vie Douce

février 12, 2025

En 2023, l’image de la « girlboss » – ces femmes d’affaires accomplies et puissantes – s’estompe progressivement. L’échec d’Hillary Clinton dans la course à la Maison Blanche, la turbulence dans l’industrie technologique, la vague de licenciements massifs… tout cela a amené une génération de jeunes femmes à questionner la valeur de la « hustle culture » – la culture du travail acharné et incessant. Au lieu de courir après le succès à tout prix, elles optent pour un mode de vie plus lent, axé sur le bien-être mental et le bonheur personnel : l’Ère Soft Girl.

La nouvelle génération de femmes, témoin de l’épuisement, du stress et de la pression de leurs prédécesseurs, a dit « Non, merci ». Elles ne veulent pas répéter le cycle infernal du travail jusqu’à l’épuisement. Erica Dowdy, cofondatrice d’une entreprise de cannabis avec sa mère, a réalisé cela après un voyage en Europe. Elle a partagé son admiration pour le mode de vie équilibré entre travail et vie personnelle des Européens et a décidé de ramener ce « souvenir » chez elle.

Dowdy était autrefois une « girlboss » typique, mais aujourd’hui, elle ne trouve plus l’agitation admirable. Dans une vidéo TikTok récente, elle a déclaré : « Je ne veux plus être une girlboss… Je pense que le ‘girlbossing’ est dépassé ».

Une jeune femme se détend et profite d'un moment de paixUne jeune femme se détend et profite d'un moment de paix

Le point de vue de Dowdy reflète une nouvelle tendance chez les jeunes : l’Ère Soft Girl. Pour les jeunes femmes qui adoptent ce style de vie, la « hustle culture » est non seulement toxique, mais aussi contraire à la nature des femmes. Elles estiment que le rythme de vie effréné, le travail 24h/24 et 7j/7, conçu pour les hommes, n’est pas adapté au cycle biologique des femmes.

Dans le monde de la Soft Girl, la priorité accordée au bien-être mental et au bonheur personnel est considérée comme la véritable mesure du succès. Les femmes qui quittent leur entreprise pour voyager, travailler dans une petite auberge ou vivre en autarcie sont considérées comme des modèles idéaux.

Cependant, la question qui se pose est : qui paiera pour le mode de vie Soft Girl ? Le rejet de la « hustle culture » signifie-t-il que les femmes doivent sacrifier leur indépendance financière ?

C’est une question controversée que les partisans de l’Ère Soft Girl abordent rarement. En réalité, il existe de nombreuses façons de poursuivre ce mode de vie. Tout le monde ne peut pas complètement abandonner son travail. Pour beaucoup, l’Ère Soft Girl est un idéal vers lequel tendre plutôt qu’une formule de vie. L’essor de la Soft Girl n’est pas seulement une opposition à la « girlboss », mais aussi une réaction aux difficultés de la vie sous la pression du capitalisme moderne, ce que toutes les générations commencent à ressentir.

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